Mardi 13 juillet 2010
2
13
/07
/Juil
/2010
09:09
C'est l'histoire d'un canal capricieux qui a fait nâitre ce texte
...
Les mots viendront, les mots naîtront, ils
parleront,
ils se videront de leurs contenus
De tous ceux qui m'ont enfermés dans la non-vie
Dans le grand vide de ne pas savoir le pourquoi du
comment.
du désespoir de ne pas être dans le flot de la réassurance mais de la
souffrance.
Dans mon environement où chacun vaquait à ses
tâches
Je me suis sentie hors du temps
sans repère, confondant les jours, les évènements
Comme issue du néant
en exil de moi même
fille de nul part
enfantée dans le noir.
Un corps qui pleurait
Un corps qui criait
Parce que tout lui désobéissait...
Puis est venu le temps du répit, le temps du "pipi"
immense délivrance
d'une vessie qui ne répondait plus;
Aurait-on sondé mon âme, m'aurait parut plus
confortable.
Alors soumise ,
intubée
j'ai laissé aller...,
les eaux qui comme moi en plus d'être filtrées
étaient...
Usées...
Les ailes de l'injuste colère se sont refermées
j'ai quand même demandé comme jésus :
" Pourquoi ? "
E puis la vie a reprit ses espaces habituels
elle a redonné aux gestes simples du quotidien toute sa précieuse
dimension.
Dans ces moments-là,
j'ai pensé à tous ces êtres souffrants, amputés de leur autonomie totale ou
partielle.
J'ai pensé à ce redoutable état de dépendance qui frôle la
démence
parce que ...
impossible d'opposer une quelconque résistance.
J'ai compris, aussi que le corps n'est qu'un simple
véhicule
qui trimballe un esprit
qui se fiche pas mal de la nudité,
de la pudeur
dès lors qu'il est meurtrit.
l'indécence c'est le seuil de douleur qui ne peut être soulagé et qui plonge
dans une violente solitude.
L'indécence c'est d'être pénétré par des peurs
abyssales.
L'indécence c'est cette béance gigantesque qui fait
plier et ployer l'individu
dans aucune autre alternative que celle de
l'acceptation.
On joue alors et en vain de la respiration...
histoire de se dire
je vais " maîtriser"
ça marche une fois sur deux....
Ne pas s'affoler.... facile à dire...
Alors que reste-t-il ?
Et bien !
il ne reste plus qu'à épouser fidèlement les
évènements,
faire corps avec eux
et ainsi
collaborer à ce grand désordre organisé.
Comme quoi !...
un pipi bloqué et la vie peut être "
emprisonnée"...
Je ne me suis pas sentie victime mais trés
éprouvée.
cette épreuve, peut-etre ,cristalisait -elle
tout le poids des souffrances morales accumulées
?...
Aujourd'hui mon regard est encore plus...
E C L A I R E
Un regard sur le grand tout...
du rien que nous sommes.
Ma question ?
Quelle aurait -été ma réaction
si au lieu du bénin,
le malin m'avait montré son visage ?...
Ma réponse :
Impossible de se préparer
à
l'Imprévisible malheureux
qui surgit
du plus grand des
Néants...
Derniers Commentaires